Sarah-Léonie Cysique remporte l’argent, déceptions pour Pont et Mkheidze au Grand Chelem de Mongolie
Sarah-Léonie Cysique ressent une certaine déception après avoir raté l’opportunité de remporter un quatrième Grand Chelem ce vendredi en Mongolie. Alors qu’elle semblait maîtriser son combat contre Akari Omori au kumi-kata, la double médaillée olympique en -57 kg (2e en 2021, 3e en 2024) a été surprise par la Japonaise lors de la finale à Oulan-Bator. Après une phase de lutte au sol en bord de tatami, la Française s’est relevée en espérant que l’arbitre annoncerait « mate » (arrêt), mais Omori a profité de l’occasion pour continuer l’action, obtenant ainsi un ippon.
Performances des autres judokas français
C’est d’autant plus frustrant pour Cysique, qui avait remporté leur unique affrontement précédent lors de la finale du Grand Chelem de Paris en février. De plus, elle avait montré une grande solidité tout au long de la journée, battant la Turque Bozkurt par immobilisation et l’Allemande Seija Ballhaus dans un golden score grâce à un coup de patte.
Dans ce Grand Chelem, qui marque le début de la quête des quotas olympiques pour Los Angeles 2028, Cysique a été la seule représentante française à monter sur le podium parmi six engagés.
Dans la même catégorie de poids, Faïza Mokdar a été éliminée en quarts de finale par Ballhaus (ippon) et a ensuite perdu contre Maysa Pardayeva lors du combat pour la médaille de bronze. Bien qu’elle ait eu la maîtrise du kumi-kata, Mokdar n’a pas su capitaliser sur ses ouvertures et a été surprise dès le début par la judokate turkmène, qui a inscrit un yuko avec un o-uchi-gari (fauchage).
Quatre autres judokas français participaient à la compétition à Oulan-Bator. En -48 kg, Shirine Boukli a vécu une journée difficile. Son premier combat a duré plus du double du temps réglementaire, soit 8’49 », pour venir à bout de la Kazakh Tynbayeva (yuko). En quarts de finale, la médaillée de bronze des JO 2024 et numéro 2 mondiale a été éliminée dans le golden score (6’12 ») par la Belge Lois Petit, sur un yuko contestable. En repêchage, Boukli a subi une seconde défaite (yuko) face à la Turque Sila Ersin, pourtant 75e au classement mondial, terminant ainsi à la 7e place en -48 kg.
En -52 kg, Blandine Pont, qui remplace Amandine Buchard s’illustrant dans le rugby à 7, avait l’occasion de continuer sur sa lancée après ses deux victoires précédentes en Grand Chelem, en Géorgie en mars et au Kazakhstan en mai. Après avoir dominé la Bulgare Dimitrova par pénalités (hansoku-make), elle a été battue par l’Italienne Giuffrida, championne du monde en 2024, également aux pénalités après 7’01 » de combat. Éliminée avant les quarts de finale, Pont n’a pas été repêchée et ne figure donc pas au classement.
Enfin, chez les hommes, Luka Mkheidze a connu une reprise internationale difficile, deux mois après son titre européen en -60 kg, en s’inclinant dès son premier match contre le jeune Ruslan Poltoratski (20 ans, 24e mondial). Le judoka de Bahreïn a su profiter d’une attaque du Français pour réaliser un ko-uchi-gari (petit fauchage intérieur), validé d’un waza-ari. C’était le deuxième Grand Chelem de Mkheidze cette année et, comme à Paris en février, il a été rapidement éliminé du tableau et ne figure pas au classement. En -66 kg, Daikii Bouba a également été éliminé dès son entrée en lice face au Mongol Battogtokh (immobilisation). Pour la première fois de la saison, après quatre participations, le champion d’Europe 2024 ne parvient pas à se classer.