Robin Risser brille avec Lens contre le PSG au Trophée des champions
Après avoir affirmé son souhait de rester à Lens, qu’il considère comme « le bon endroit pour confirmer », juste avant de triompher en Coupe de France le 22 mai dernier (3-1 contre Nice en finale), Robin Risser a rapidement retrouvé ses repères. Il est revenu à La Gaillette à sa demande le 8 août, soit deux jours avant la fin de ses vacances après la Coupe du monde, afin de se préparer pour le Trophée des champions contre le PSG. Son retour, marqué par une performance solide dimanche à Bollaert (1-0), a été essentiel pour que le Racing tienne bon face aux assauts des doubles champions d’Europe, en particulier pendant la longue période d’infériorité numérique qui a suivi l’expulsion de Kyllian Antonio à la 39e minute.
Performance remarquable de Risser
Éblouissant lors d’un face-à-face avec Nuno Mendes (62e) grâce à une parade en croix qu’il affectionne, Risser avait déjà réchauffé ses gants face à Khvicha Kvaratskhelia (8e, 25e). L’Alsacien a également repoussé les tentatives de ses coéquipiers Ousmane Dembélé (74e) et Désiré Doué (78e, 90e + 1), qui avaient déjà pu éprouver sa solidité lors des entraînements aux États-Unis. « Je commence à peine ma carrière, donc je suis très content d’écrire une nouvelle ligne dans mon palmarès. Il ne faut pas minimiser cette victoire dans un match très difficile contre l’ogre parisien », a-t-il affirmé avec son flegme habituel.

Maturité et expérience
Devant le nouveau sélectionneur Zinédine Zidane, présent lors de la rencontre, Risser a affiché une sérénité qu’il avait parfois perdue au printemps dernier. Cette maturité pourrait résulter de son expérience en tant que numéro 3 lors de la Coupe du monde.
« Participer à des compétitions comme celle-ci, ça change un homme, ça change une carrière, vous n’abordez plus les rencontres de la même façon », a témoigné Florian Thauvin, capitaine des sang et or et champion du monde en 2018. « C’est une expérience inestimable, donc je n’ai pas de doute que ce sera un joueur qui aura encore franchi un palier cette saison. Dès son retour à l’entraînement, il a immédiatement démontré qu’il est un gardien d’un autre niveau, un gardien international. »
Avenir prometteur
Alors que plusieurs grands clubs européens ont observé son profil cet été, notamment la Juventus Turin et Aston Villa, l’ancien espoir de Strasbourg a vite rassuré la direction lensoise sur ses intentions. Le directeur sportif Jean-Louis Leca, ancien gardien emblématique du club, veille particulièrement à son développement. La prolongation de son ami Régis Gurtner (39 ans) et le maintien de Cédric Berthelin dans le staff lui apportent une continuité apaisante. Élu meilleur gardien de Ligue 1 par ses pairs dès son premier exercice dans l’élite l’an dernier, Risser semble prêt à briller sur la scène de la Ligue des champions.