Le Grand Chelem de Mongolie lance les qualifications pour les JO de 2028
Joan-Benjamin Gaba devait être présent à Oulan-Bator aujourd’hui avec ses compatriotes pour le Grand Chelem, événement qui lance le long processus de qualification pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028. Malheureusement, le champion du monde des -73 kg a subi une blessure à l’épaule droite après une chute à vélo et ne sera pas en compétition ce samedi. Clarisse Agbégnénou et Teddy Riner, deux figures emblématiques du judo français, ne feront pas non plus le déplacement vers la Mongolie. En phase de reprise, ils sont attendus au Grand Chelem de Lausanne qui se déroulera fin août (du 28 au 30), un nouveau tournoi dans un calendrier de plus en plus chargé.
Début officiel des qualifications olympiques
La compétition pour obtenir un quota olympique commence donc officiellement ce vendredi et se poursuivra jusqu’au 12 juin 2028, soit un mois avant le début des épreuves de judo (prévu du 15 au 22 juillet) aux JO de Los Angeles. La Fédération internationale validera les quotas le 15 juin 2028, suivie d’une confirmation par les comités nationaux olympiques une semaine plus tard. Ainsi, manquer cette première étape en Mongolie n’est pas rédhibitoire pour les judokas français, qui n’avaient pas participé à cette phase de qualification en raison de leur statut de pays hôte pour Paris 2024.
« L’objectif n’est pas de se précipiter, mais de progresser étape par étape, de faire les choix judicieux et d’être prêts au bon moment », a déclaré Frédérique Jossinet, la directrice générale des équipes de France.
Conditions de qualification et classement
Pour pouvoir concourir dans un peu plus de deux ans au LA Convention Center, il est essentiel de se classer parmi les 17 meilleurs judokas mondiaux de sa catégorie, avec une place réservée par nation. Pour éviter un parcours difficile jusqu’aux quarts de finale, où une défaite peut tout de même offrir une chance de médaille de bronze, il est préférable d’intégrer le top 8. En effet, 85 % des médaillés des derniers JO provenaient de ce groupe. Si plusieurs judokas d’un même pays se qualifient dans la même catégorie, c’est le comité de sélection national qui tranchera. Pour assurer une représentation mondiale, 104 places supplémentaires seront attribuées sur les cinq continents, dont 26 pour l’Europe (13 pour les femmes et 13 pour les hommes).
Performances des judokas français
Parmi les 18 judokas français engagés en Mongolie, toutes les dix femmes figurent déjà dans le top 17, tandis que seulement trois des huit hommes y sont: Luka Mkheidze (6e en -60 kg), Daikii Bouba (12e en -66 kg) et Maxime-Gaël Ngayap Hambou (11e en -90 kg). Toutefois, cela n’est pas alarmant, car le système mis en place par la Fédération internationale favorise une approche marathon plutôt que sprint: cette saison, les points accumulés ne compteront que pour 50 % des classements, contre 100 % pour 2027-2028.
Calendrier des compétitions
Avec un maximum de douze tournois par athlète pris en compte, six par saison, le parcours de sélection se fera à travers les Grands Chelem, Grands Prix, Continental Open, Championnats Continentaux, Masters et Championnats du monde. Les deux derniers cités rapportent le plus de points et représentent les objectifs majeurs de la saison, selon la Fédération française. La sélection pour les Mondiaux à Bakou (Azerbaïdjan) du 4 au 11 octobre devrait être annoncée en septembre. Le Masters au Tadjikistan, prévu du 18 au 20 décembre, est réservé aux 16 meilleurs de chaque catégorie.