Championnat du monde : Teddy Riner et Clarisse Agbégnénou sélectionnés, Amandine Buchard absente
Ce vendredi, la Fédération française a annoncé sa sélection pour les Championnats du monde qui se dérouleront à Bakou (Azerbaïdjan) du 4 au 11 octobre. Tandis que Teddy Riner (+ 100 kg) et Clarisse Agbégnénou (-63 kg) font partie de l’équipe, Amandine Buchard (-52 kg) ne figure pas dans la liste.
Amandine Buchard et son parcours récent
Amandine Buchard, qui a évolué des -48 kg aux -52 kg depuis fin 2015, a participé à sept éditions des Championnats du monde, remportant quatre médailles de bronze (2018, 2022, 2023, 2024). Lors des Mondiaux 2025, elle a terminé sans classement après avoir été éliminée dès les huitièmes de finale par Uta Abe, qui a remporté son cinquième titre mondial à Budapest. Depuis, Buchard a pris part à quatre compétitions, dont deux en -57 kg, où elle a terminé 2e au Grand Prix de Lima et 1re au Grand Prix de Guadalajara, ainsi que deux dans sa catégorie de -52 kg, avec un 3e place au Grand Chelem de Paris et une 2e place aux Championnats d’Europe à Tbilissi en avril. Actuellement, Amandine Buchard s’investit dans un double projet judo-rugby, visant à participer à ces deux disciplines lors des JO de 2028 à Los Angeles, bien que cela semble difficile.
Absence de Buchard et sélection des autres athlètes
Depuis les Championnats d’Europe d’avril, cette double médaillée olympique (2e en 2021, 3e en 2024 en -52 kg) s’est davantage consacrée au rugby, devenant réserviste de l’équipe de France militaire de rugby à sept. Elle n’a donc pas pu participer à certains tournois, comme le Grand Chelem de Mongolie, qui marquait le début officiel de la qualification pour Los Angeles 2028. De plus, elle ne sera pas présente lors de certains stages d’entraînement prévus pour les Mondiaux de judo.
En conséquence, le comité de sélection a décidé de ne pas l’inclure dans l’équipe pour l’événement mondial. Frédérique Jossinet, manager générale des équipes de France, a expliqué.
« On sélectionne des athlètes qui font des résultats, qui sont assidues également. Les responsables des équipes de France ont posé un cadre. Sachant qu’avec des JO 2028 qui ne sont donc pas à la maison, il faut qualifier les catégories. C’est aussi une question d’équité. »
Aucun athlète n’a été retenu en -52 kg, bien que Blandine Pont ait pu y prétendre après avoir remporté les Grands Chelems de Géorgie et du Kazakhstan, sans toutefois avoir battu de têtes de série. Elle a même dépassé Buchard au classement mondial, se classant 12e contre 13e. Blandine Pont sera donc la première réserviste.
De plus, le comité de sélection doit se conformer à un quota de places limité, avec un maximum de neuf pour sept catégories. En -63 kg, en raison de son statut et de son engagement depuis son retour après sa seconde maternité (son fils Dakota étant né le 15 mars), Clarisse Agbégnénou a ainsi obtenu le droit de viser un septième titre mondial, trois ans après son dernier succès, qui avait suivi son retour impressionnant onze mois après la naissance de sa fille, Athéna. Toujours en -63 kg, la régularité de Manon Deketer, vice-championne d’Europe en avril, a également été reconnue par le comité de sélection.
La catégorie des -78 kg démontre la richesse du judo féminin français, avec la participation d’Audrey Tcheuméo (36 ans) et de Kaila Issoufi (25 ans). Dans la même lignée, Romane Dicko et Léa Fontaine représenteront la catégorie des +78 kg. En -70 kg, Clémence Eme (29 ans, six fois médaillée en huit compétitions internationales cette saison) obtient sa chance, après le départ à la retraite de Margaux Pinot, championne du monde 2024, et les performances en demi-teinte de Marie-Eve Gahié. Enfin, Shirine Boukli, championne d’Europe en avril pour la cinquième fois consécutive, tentera de remporter enfin un titre mondial à Bakou, après sa défaite en finale en 2023.
Du côté masculin, la sélection se compose d’athlètes habituels, sans grande surprise. Comme personne ne s’est réellement démarqué en -81 kg et -100 kg, il n’y aura pas de représentant français dans ces catégories. Pour les -60 kg, le comité a choisi de sélectionner le champion d’Europe Luka Mkheidze et le vice-champion du monde Romain Valadier-Picard. En -66 kg, la confiance est maintenue envers Walyde Khyar et Daikki Bouba.
Le jeune Dayyan Boulemtafes (20 ans), qui a surpris en battant Joan-Benjamin Gaba pour le bronze continental en avril, fera également partie de l’équipe en -73 kg. Gaba, champion du monde en titre, est en phase de récupération après une blessure à l’épaule droite survenue le mois dernier. En -90 kg, Maxime-Gaël Ngayap-Hambou, médaillé de bronze aux JO 2024, a été retenu.
Pour conclure, Teddy Riner fera son retour aux Mondiaux, qu’il n’a pas disputés depuis l’édition de 2023 à Doha, où il a décroché son onzième titre mondial. Le triple champion olympique des lourds (2012, 2016, 2024) n’a pas combattu en individuel depuis les JO de Paris en 2024. Riner est attendu au Grand Chelem de Lausanne (28-30 août), un nouvel événement sur le calendrier. Ce Grand Chelem suisse devrait également marquer le retour en compétition de Clarisse Agbégnénou.