Lando Norris remporte sa première victoire de la saison au Grand Prix de Hongrie
Lando Norris célèbre enfin une victoire après un début de saison difficile. Le pilote de McLaren, champion du monde en titre, a remporté sa première course de l’année lors du Grand Prix de Hongrie.
Une course tumultueuse
Malgré cette victoire bien méritée dans une course tumultueuse, le classement général reste inchangé. Kimi Antonelli a encore renforcé son avance au championnat des pilotes, s’étant montré solide lors d’un week-end qui aurait pu être interprété comme une gestion de crise pour le pilote de Mercedes.
Performance de Norris
Norris a fait preuve d’une détermination sans faille, affichant une conduite maîtrisée depuis sa pole position au Hungaroring. Il a ainsi offert à McLaren sa 14e victoire sur cette piste. Après avoir temporairement cédé la tête à son coéquipier, Oscar Piastri, dès le deuxième virage, il a maintenu un rythme soutenu pour reprendre le leadership lors des arrêts aux stands. Piastri, quant à lui, a connu un revers en étant bloqué et heurté par Carlos Sainz, le pilote de Williams, à un moment crucial.
En fin de compte, Piastri a dû abandonner en raison d’un problème de boîte de vitesses. Cependant, à ce stade, Norris avait déjà pris le contrôle de la course, s’échappant avec une avance confortable. À l’arrivée, il devançait Max Verstappen de 15 secondes, prouvant que les améliorations de McLaren avaient porté leurs fruits, surtout entre les mains du pilote britannique.

Les défis des autres pilotes
Derrière lui, Antonelli a continué à mettre la pression sur ses rivaux au championnat en rapportant des points précieux depuis une position inattendue. L’Italien, parti de la septième position après une pénalité de trois places sur la grille, a réalisé une remontée impressionnante pour finir troisième. Son coéquipier chez Mercedes, George Russell, a de nouveau subi les affres de la malchance qui semble le poursuivre.
La voiture de Russell a eu des problèmes de démarrage sur la grille, le faisant chuter à la 20e place. Ce souci mécanique a poussé Toto Wolff, le directeur de l’équipe, à déclarer que Mercedes devait mettre un terme à ses erreurs. Alors que Russell avait légèrement accéléré sur la grille, la puissance a soudainement augmenté, l’obligeant à relâcher l’accélérateur et entraînant l’activation du mode anti-stall. Il a ensuite lutté pour revenir à la septième place, perdant encore plus de points face à Antonelli alors que le sport entre dans sa pause estivale, ce dernier devançant désormais Lewis Hamilton de 50 points et Russell de 59.
Tout comme Russell, Piastri a également été malchanceux. Il avait pris la tête, mais a été gêné et heurté par Sainz en tentant de le dépasser. Piastri a failli être projeté hors de la piste, mais a réussi à garder le contrôle pour poursuivre la course.
“Est-il vraiment stupide ou quoi ? Dégage de mon chemin, idiot. Oh mon Dieu,” a exprimé un Piastri en colère à son équipe.
Des drapeaux bleus ont été exhibés, et Williams a averti Sainz, qui était en faute en ne voyant pas Piastri et en tournant simplement vers la McLaren. Il a écopé d’une pénalité de cinq secondes.
Cela lui a certainement coûté le leadership de la course, mais cela aurait peut-être été sans importance. En effet, le rythme de Norris en air clair, après l’arrêt précoce du pilote australien, aurait probablement permis au champion du monde de prendre l’avantage de toute manière. Cela aurait été d’un maigre réconfort pour Piastri, qui avait également remis en question la stratégie de l’équipe.

Hamilton a également éprouvé de la frustration, son équipe Ferrari lui ayant ordonné de réaliser un troisième arrêt tardif sous un virtual safety car. Cela lui a coûté des positions sur la piste face à Verstappen et Antonelli. Il n’a pas pu regagner ces places, même avec des pneus plus frais, ce que Hamilton a jugé être une mauvaise décision, difficile à contredire compte tenu de la difficulté à dépasser en Hongrie.
Il a franchi la ligne d’arrivée à la quatrième place, mais a été relégué derrière son coéquipier chez Ferrari, Charles Leclerc, en raison d’une pénalité de cinq secondes pour excès de vitesse dans la voie des stands. C’était regrettable, car Hamilton s’était battu avec acharnement tout au long de la course, notamment dans un duel captivant avec Verstappen. Ce dernier a réalisé un dépassement spectaculaire en plongeant à l’intérieur au premier virage, un mouvement qui valait à lui seul le prix d’entrée.
Cependant, cette après-midi appartenait vraiment à Norris, et un sentiment palpable de soulagement et de joie se dégageait, car il avait enfin levé le poids qui pesait sur lui cette saison. McLaren pourrait, chuchotons-le, devenir un acteur sérieux dans cette lutte pour le titre.
Il reste encore beaucoup à accomplir, surtout qu’Antonelli a prouvé une fois de plus qu’il est tout aussi indomptable face à l’adversité qu’un vétéran. Mais Norris continuera de croire que ce n’est pas encore terminé.
Plus tôt, la F1 a confirmé l’ajout d’une course sur le circuit de Sepang en Malaisie, prévue le 4 octobre entre les manches de Bakou et de Singapour. Cette rencontre, remplaçant le Grand Prix de Bahreïn annulé, sera intitulée Grand Prix de Bahreïn en Malaisie, l’État du Golfe étant censé couvrir une grande partie des coûts d’accueil de la course sur le circuit près de Kuala Lumpur.
Le Grand Prix d’Arabie Saoudite, également annulé en raison de la guerre au Moyen-Orient, ne sera pas remplacé.
Sepang n’a pas accueilli de course de F1 depuis 2017, lorsque Verstappen l’avait remporté. Cet ajout ramène le calendrier à 23 courses, si les deux courses qui clôturent la saison au Qatar et à Abu Dhabi peuvent avoir lieu. La F1 envisagerait d’ajouter une course à Imola comme finale de saison si celles-ci devaient être annulées.