Olivier Bramly prend la tête de LFP Media avec des défis à relever
Après un processus de recrutement long, Olivier Bramly a officiellement pris ses fonctions ce jeudi en tant que directeur général de LFP Media, succédant ainsi à Nicolas de Tavernost. Ce spécialiste du marketing sportif, désormais à la tête de la filiale commerciale de la Ligue, arrive à un moment critique marqué par une forte diminution des revenus pour les clubs et plusieurs dossiers sensibles à traiter depuis le siège parisien de l’institution.
Le premier dossier majeur concerne le partenariat avec McDonald’s, la célèbre chaîne de restauration rapide, qui associe son nom à la Ligue 1 depuis deux saisons. Ce contrat de trois ans, d’une valeur record de 30 millions d’euros par an, arrive à expiration en juin 2027. McDonald’s avait remplacé Uber Eats, presque en doublant les montants versés auparavant, qui s’élevaient à 16 millions d’euros.
Des discussions ont été entamées pour tenter de prolonger ce partenariat, mais elles n’ont pas encore porté leurs fruits. Le géant de la restauration rapide considère que le coût du contrat est trop élevé et n’a pas encore décidé de prolonger son engagement. Pour le nouveau directeur général de LFP Media, la mission sera délicate pour maintenir McDonald’s à ce tarif ou pour dénicher une nouvelle marque prête à investir une somme équivalente pour son association avec la Ligue 1.
Durant l’été, Bramly devra également établir rapidement des contacts avec les acteurs du secteur audiovisuel pour préparer un appel d’offres potentiel sur les droits de la Ligue 1, prévu pour la période 2029-2034. Dans une note stratégique rédigée en mars, Tavernost avait déjà suggéré d’explorer le marché d’ici la fin de l’année, en prévision d’une nouvelle période de diffusion à partir de la saison 2029-2030, suite à l’expiration de l’exclusivité de la plateforme Ligue 1+ de la LFP. Il est crucial de s’assurer que des acteurs soient prêts à répondre à cette consultation, afin d’éviter une nouvelle déception dans la recherche de partenaires audiovisuels. Des contacts préliminaires ont déjà été établis, et les dirigeants de l’institution estiment qu’il existe des possibilités avec des plateformes comme Amazon, Paramount ou Netflix. Cependant, cela reste à confirmer, et les faibles recettes générées par Ligue 1+ rendent impératif d’explorer d’autres pistes.
Dans cette démarche, la LFP pourrait tirer parti de la proposition de loi concernant la gouvernance du sport professionnel, qui la transformerait en « société de clubs ». Bien que certaines dispositions de ce texte suscitent des réticences chez les dirigeants de l’institution et des clubs, l’une d’elles pourrait leur être favorable. Elle permettrait en effet de vendre les droits de la Ligue 1 sous un seul lot, une pratique interdite depuis plusieurs années. Cette simplification pourrait encourager certains grands acteurs à investir de manière raisonnable dans la L1, sous réserve d’obtenir l’exclusivité du produit.