Le procès des sept interpellés à Paris avant la finale de la Coupe de France reporté à juillet
Sept individus appréhendés à Paris lors des incidents survenus jeudi soir, la veille de la finale de la Coupe de France opposant Lens à Nice, ont comparu ce mardi devant la 16e chambre correctionnelle de Paris. Parmi eux, quatre étaient en détention, deux étaient libres, et un citoyen allemand était retenu dans un centre de rétention administrative en vue d’une éventuelle expulsion.
Le tribunal a décidé de reporter l’affaire au 28 juillet, imposant un contrôle judiciaire à tous les prévenus. Un avocat a commenté : « Le dossier est trop épais », en mimant l’accumulation de trois dictionnaires. Les deux heures d’audience n’ont pas permis d’examiner en détail les faits reprochés, qui concernent la « participation à un groupement en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou de dégradations de biens ».
Les prévenus, souvent très jeunes et âgés d’à peine 20 ans, ont des casiers judiciaires essentiellement vierges. Ils résident dans les régions de Nice, Nancy, Strasbourg ainsi qu’en Allemagne. L’un d’eux, analyste financier, a brièvement expliqué : « Je venais juste voir un concert électro puis passer deux jours avec mon père ».
Une interdiction d’approcher un stade a été imposée à ces jeunes. Un père de famille présent s’est inquiété : « Même pour jouer ? » La présidente a répondu : « Même pour jouer… Je n’ai qu’un conseil à vous donner pour le prochain match digne de votre intérêt, celui du 30 mai par exemple (la finale de la Ligue des champions entre le PSG et Arsenal) : le regarder depuis vos canapés ». D’autres affaires impliquant des prévenus jugés plus graves sont actuellement à l’instruction.